"Lorsqu'une chose évolue, tout ce qui est autour évolue de même."
Paulo Coelho - L'alchimiste

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Témoignage Anonyme
Catégorie : AlZheimer
Maladie d'Alzheimer et alimentation.

La maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative contre laquelle aucun traitement efficace n’existe. On parle beaucoup de suivi des malades (on suit, mais on ne guérit pas), d’accompagnement des familles, de structures d’accueil, de problèmes financiers liés à la dépendance, mais c’est juste une façon de dire qu’on est impuissant face à la maladie elle-même : on gère au mieux la maladie, mais on ne recherche pas vraiment les causes, on ne fait donc rien pour sa prévention, et rien pour la guérison.
De temps à autres, on nous dit qu’on a trouvé un médicament qui retarde l’évolution, mais rien n’est vraiment prouvé, puisque cette évolution est très différente d’un patient à l’autre, et sur un même patient, la dégradation peut varier en intensité, sans aucun traitement, et sans qu’il soit possible de prévoir la vitesse d’évolution. Pour le moment , aucun médicament ni traitement ne stabilise durablement l’état du patient, ni à fortiori, n’améliore son état.

Et pourtant, une amélioration est possible, j'en ai obtenu une sur la personne de ma belle-mère, atteinte précocement de cette maladie, et cela sans aucun médicament, en lui donnant une nourriture exclusivement crue, à partir du moment où elle ne fut plus capable de prendre ses repas seule. Tant qu’elle était capable de manger seule, mon mari et moi passions tous les jours lui porter ses repas et lui faire un peu de ménage et sa vaisselle, mais dès que j’ai vu qu’elle ne touchait plus aux repas que nous lui apportions, j’ai du rester avec elle pour m’assurer qu’elle mangeait bien, et j’ai changé son régime alimentaire, en appliquant les conseils du docteur Seignalet, qui m’avait si bien réussi, à moi et à mes enfants.
Pour suivre les conseils du docteur Seignalet, j'ai supprimé totalement les céréales et les produits laitiers.
A midi : copieuses salades de légumes crus assaisonnés d'huile d'olive et de poudre de noisettes ou d'amandes (à cause de l'absence de dents ne permettant pas de mâcher ces oléagineux), par exemple : tomates, avocats, concombres, persil, poivron rouge, carottes râpées ou céleri-rave râpé, et toutes sortes d'autres légumes de saison, le tout coupé en tous petits morceaux. Suivis d'un dessert composé soit de fruits frais de saison, soit d'une salade de fruits frais assaisonnés de miel (pas de sucre !).
Le soir : 4 ou 5 bananes : elle s'est mise à en raffoler, elle qui n'en avait quasiment jamais mangé de sa vie ! Elle les aimait tellement que c’était la seule chose qu’elle pouvait manger seule, sans qu’on soit là pour le vérifier.

J’ai volontairement supprimé tout sucre, complet ou raffiné, après en avoir constaté les effets très négatifs sur le comportement de mon fils (alors âgé de 10 ans), même sous forme de bonbons ou de sucreries diverses, et même en petites quantités peu fréquentes. (agressivité, dépression, insomnie). Mon fils pratiquait alors en famille un régime type Seignalet, avec une majorité de produits crus, et exclusion totale du sucre, du café, du thé, et de toute boisson autre que l’eau. Il ne consommait de sucreries qu’occasionnellement, lors des invitations chez les copains, ce qui m’a permis (et à lui aussi) d’en observer tous les effets négatifs sur le fonctionnement cérébral. Les fruits, le miel ou les dattes n’avaient par contre aucun effet négatif.
J’en conclus donc qu’en cas de maladie affectant le cerveau, il serait important de supprimer le sucre et le remplacer par du miel. Je suppose aussi que dans ce type de maladie, il vaut mieux supprimer toutes les substances qui ont un impact connu sur le fonctionnement cérébral comme le café et le thé. C’est pourquoi je les ai supprimés pour ma belle-mère.
Pour mettre le plus de chances de mon côté, je lui ai donné une nourriture 100% crue, le docteur Seignalet ayant insisté sur l’intérêt de ces aliments, et indiquant que les aliments cuits sont seulement tolérés, mais non conseillés.


Après 10 jours de ce régime on a pu observer un arrêt des délires qui étaient devenus permanents chez elle avant ce régime, et on a pu de nouveau avoir des conversations sensées avec elle. Les voisins qui n'étaient pas au courant de cette démarche alimentaire ont spontanément remarqué une nette amélioration de son comportement, et sans que j'aborde moi-même le sujet avec eux, ils m'ont fait part de leurs observations et m'ont demandé quel médicament avait été administré à ma belle-mère. Ils ont eu du mal à croire qu'elle n'en prenait aucun !

L'amélioration dura environ 6 mois, puis fut suivi d'une stabilisation qui dura environ un an et fut suivie d'une très lente reprise de la dégradation, qui malgré tout peut-être considérée comme un "progrès" dans la mesure où l'évolution de la maladie avant le changement d'alimentation était beaucoup plus rapide.

Après environ deux ans de cette dégradation lente, il fut nécessaire de la placer dans un établissement pour personnes âgées dépendantes.
Les premières semaines, elle était très contente d’avoir de la compagnie toute la journée, et discutait avec tous les pensionnaires, qu’ils comprennent ce qu’elle disait ou pas. Elle était la première à s’installer dans la salle à manger dès que l’heure du repas avait sonné.
Mais en 3 mois, elle perdit l'usage de la parole et de la compréhension, (qu'elle avait encore intacts à son entrée), et elle perdit aussi le sens de l'équilibre dans la marche. La vitesse de dégradation fut spectaculaire depuis son placement dans cette maison, où pourtant elle était fort bien traitée, selon les critères habituels.
Les habitudes alimentaires qu'avait ma belle-mère jusqu'à sa maladie étaient aux antipodes de ce régime cru, et ont probablement contribué à l'apparition précoce de sa maladie : tout très cuit même les fruits, beaucoup de pain, beaucoup de boissons très sucrées, des pâtes, des biscuits, du fromage, des steacks hâchés, en abondance, trop peu de fruits et légumes, et une consommation excessive de bière les dernières années.

Le "régime" Seignalet n'est pas un médicament, c'est juste une hygiène alimentaire dont le principe est de s'abstenir de certains aliments particulièrement inadaptés à notre génétique.

Je pense que le régime Seignalet est perfectible, et que certains aliments tolérés par Seignalet devraient, dans certaines maladies à définir, être supprimés, comme les excitants et l’alcool (le vin) en cas de maladie affectant le cerveau., surtout si le patient a abusé de ces substances auparavant, induisant un encrassement de son organisme et des addictions.

Si je cite le cas de ma belle-mère, c'est pour encourager des recherches médicales plus approfondies sur les causes alimentaires de cette maladie d'Alzheimer, en poursuivant la voie de recherche initiée par le docteur Seignalet.