"Soyez, à partir de MAINTENANT, votre ami numéro un. Lorsque vous vous apprêtez à médire, lorsqu'un sentiment de colère vous traverse, songez « Aimerais-je que les effets de cette pensée me reviennent et se manifestent dans ma vie ? » Jugulez-la instantanément, et remplacez-la par son opposé lumineux."
Marcelle Auclair, Le livre du bonheur

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L'oil Pulling - Fini la mauvaise haleine, les caries, et les problèmes buccaux !

La bouche des individus en bonne santé contient des centaines d'espèces différentes de micro-organismes tels que des bactéries, des virus, des champignons. Près de la moitié des bactéries présentes dans notre bouche, de notre salive à notre plaque dentaire, ne sont pas cultivables. A titre d'exemple, un seul millilitre de salive contient plus d'une dizaine de milliard d'individus ! Comment entretenir et retrouver une santé buccale parfaite ?

Donc mon corps n'est pas stérile ? Je suis envahie de microbes ?


Il va falloir s'y faire, nous hébergeons bien plus de microbes que nous n'avons de cellules. Nous sommes donc loin d'être stérile contrairement à ce que prône notre société pasteurienne.



La microflore buccale est à tel point reliée à notre état santé global que certaines déficiences sont corrélées à des maladies parodontales : par exemple le diabète.
Il a été mis en évidence que la microflore buccale a un impact certain sur l'apparition des caries. En effet, la flore bactérienne orale est beaucoup plus riche et diversifiée chez les enfants ne présentant pas de caries que chez ceux qui en manifestent.


Cela explique sans aucun doute pourquoi manger des bonbons, des sodas, des produits riches en sucres industriels et produits transformés, favorise l'apparition de caries tandis que les fruits ne posent pas de problèmes particuliers si nous ne nous en gavons pas (par peur de manquer de calories ou par compulsion par exemple). Bien entendu, l'état d'acidose entraîne une réaction du corps qui va aller puiser les minéraux dans les cheveux, les os, les ongles, mais aussi dans les dents. Ceci dit, en rééquilibrant notre terrain et en apportant des minéraux par une alimentation excluant la majorité des aliments acidifiants, nous ne devrions pas souffrir de problèmes dentaires.

Ce n'est pas pour rien que nous éliminons la plaque dentaire quotidiennement à l'aide de dentifrice et des brosses à dent. Il s'agit d'une notion d'hygiène aujourd'hui primordiale pour conserver une bonne santé bucco-dentaire. En effet, la plaque dentaire est agglomérat généré par les micro-organismes eux-même, il s'agit d'un biofilm microbien. En d'autres termes, si notre microbiote buccal est déséquilibré, ce biofilm ne sera sûrement pas symbiotique, pourrait être trop présent jusqu'à nous nuire.

Weston Price, dentiste originaire du Canada, étudia les dentitions de civilisations n'ayant pas accès aux produits modernes raffinés. Il constata des dentitions parfaitement alignée, ne présentant quasiment jamais de caries, quand bien même ces peuples n'utilisaient pas de dentifrice ni de brosses à dents ! Lorsque ces nourritures raffinées, modernes, occidentales, furent apportés à ces civilisations, certaines malformations buccales ainsi que des caries apparurent dès la première génération ! Il en conclut que nous ne devrions consommer que des aliments locaux, naturels, non transformés et adaptés à notre physiologie.



Les micro-organismes qui vivent dans notre cavité buccale sont commensales chez un individu en bonne santé. C'est à dire qu'ils entretiennent une relation synergique microbe/hôte, en faveur de l'hôte et ce sans lui nuire. Or, suivant les aliments que nous portons à notre bouche, mais aussi par les toxines qui peuvent être excrétés par notre langue, le pH peut s'en trouver modifié et la microflore buccale chamboulée. Dès lors, certaines souches peuvent surproliférer, rompant alors la symbiose entre le microbiote buccal et l'hôte. Des déchets sont produits par ces souches et ne sont pas réutilisés, ils viennent alors conforter un milieu déséquilibré favorable à la détérioration de notre milieu. Il est donc évident que c'est l'intégralité de notre terrain que nous devons considérer, une mauvaise haleine, par exemple ne reflète que l'état intérieur de nos intestins en putréfaction, et les dépôts (blanc, jaune, pâteuse, etc...) présents sur la langue ne témoignent que de la tentative de notre corps d'expulser des déchets par ses muqueuses.



Nous allons voir dans cet article comment nous pouvons faciliter le retour à l'homéostasie de notre microflore buccale afin d'éviter tous les désagréments qu'un système en dysbiose induit.

La première chose à faire est donc de s'occuper de notre terrain, de réformer notre alimentation vers des aliments naturels, favorisant les aliments les plus simples et les plus digestes (fruits et légumes crus), tout en évitant de surconsommer certains aliments naturels complexes, acidifiants, et/ou congestionnants, tels que la chaire animale, les noix oléagineuses, les céréales, les légumineuses, les fruits secs. Il nous faudra aussi, bien entendu, évincer de notre alimentation les poisons quotidiens, les produits non naturels et/ou raffinés, que sont les additifs alimentaires, produits laitiers, le gluten, le sucre et le sel sous leur forme minérale.

Prendre soin de notre intestin, apprendre à le nettoyer et à l'entretenir est déjà une excellente base qui, à elle seule, permet à des résultats rapides de se manifester. En parallèle, soutenir nos émonctoires, et particulièrement nos reins, nettoyer et soutenir notre foie, faire circuler et épurer notre lymphe, sont des étapes qui nous permettront également de constater des résultats rapidement.

Tout cela se fait bien entendu progressivement et s'intègre dans une démarche d'évolution, cependant certains outils peuvent aider localement et compléter cette démarche.



L'oil pulling


L'oil pulling est un outil d'hygiène buccale et dentaire fabuleux !
Cette pratique aide à conserver et même à retrouver des dents blanches, elle renforce les gencives fragilisées par l'acidité, la déminéralisation et l'inflammation tissulaire, elle permet d'appaiser les douleurs et, parfois, elle suffit même à résorber les infections ! Elle influe directement sur le microbiote buccal et permet de drainer certaines souches de micro-organisme pathogènes qui pourront être évacuées.
Comme son nom l'indique, on utilise de l'huile pour effectuer l'oil pulling.


Arrête de tourner autour du pot ! En quoi ça consiste ?!?


L'huile va venir "tirer" des toxines de nos tissus environnants, particulièrement ceux présent au niveau de la sphère ORL et cérébrale, ce qui permet de diminuer l'inflammation, de réduire voire de supprimer les maux de tête, bien d'autres bienfaits encore lui sont attribués ! Cela facilite et participe au bon rétablissement d'une microflore buccale.

Il s'agit simplement d'un bain de bouche à l'huile effectué le matin ou le soir et, de préférence, l'estomac vide. Cette procédure dure idéalement entre 15 et 20 minutes et peut être effectuée 1 à 2 fois par jour (et plus encore), à court terme comme sur le long terme, et ce sans aucun soucis. Ne partez pas !!! C'est vrai que ce n'est pas ragoûtant, que cela prend du temps, et qu'on ne peut pas faire grand chose d'autre à côté, mais, je vous rassure, il se peut que les premières fois soient courtes et vous retournent le ventre afin de vous pousser à cracher plus tôt que prévu. Ceci dit, en quelques jours, et sans se forcer à tenir plus longtemps que vous ne le pouvez, vous pourrez atteindre le temps idéal sans trop de soucis. Rassurez-vous là encore, cela passe sans soucis particulier chez bon nombre d'individus. Les réactions peuvent également changer d'une huile à l'autre, certaines seront plus confortables que d'autres suivant les individus, suivez votre ressenti et testez !

Nous avons l'huile en bouche, et maintenant il va nous falloir faire travailler nos zygomatiques, brasser l'huile en l'émulsifisant avec notre salive. Dès lors, l'huile est pulvérisée en micro-goutelettes et, par un mécanisme d'hydrolyse entre la salive et l'huile, se saponifie. L'huile acquiert alors une capacité de nettoyage encore plus importante et devient davantage liquide, elle va littéralement jouer un rôle de fil dentaire en nettoyant entre nos dents, mais de façon plus consciencieuse encore.

Lorsque votre bain de bouche est terminé, recrachez l'huile (en évitant les canalisations si vous préférez éviter de les boucher), il n'est pas question d'en avaler une goutte avec tout ce qu'elle contient. Bon, ça n'est pas dramatique, mais il vaut mieux éviter. Aussi, rincez-vous la bouche à l'eau tiède afin d'éviter que l'huile ne cristallise et que nous en avalions par mégarde. Elle est chargée de déchets, de toxines et de micro-organismes bons à être évacués.

Nous vous conseillons d'utiliser des huiles vierges ou extra-vierge, ceci dit toutes les huiles peuvent convenir tant qu'elles sont bio. En effet, il serait dommage de pré-saturer votre huile de phtalates contenus dans la bouteille en plastique qui la contient. Et cela coûtera toujours moins chère qu'un produit pour bain de bouche pour un résultat bien plus efficace !


  • -L'huile de coco vierge ou extra-vierge est vraiment l'une des reine de l'oil pulling, sa nature même permet de favoriser les bactéries commensales en les nourrissant, ce qui rend son impact spécifiquement plus important que les autres huiles.
  • -L'huile de ricin, bien que beaucoup plus épaisse, est également très intéressante puisqu'elle permet de stimuler l'action du système immunitaire sur une zone spécifique. Pour notre part, nous utilisons l'une de ces deux huiles lorsque nous pratiquons l'oil pulling.
  • -Mais bien d'autres huiles peuvent être utilisées : L'huile de tournesol, de sésame, d'olive.



Notre expérience !


En début de transition, nous avons acheté des dates fraiches par dizaine de kilos. Et nous en mangions environ 500g par jour, une vrai addiction ! Vers la fin de notre stock, nous avons commencé, tous les deux, à avoir mal aux dents de façon importante, à tel point que nous avons décidé de prendre rendez-vous chez le dentiste.

Le rendez-vous était assez proche, la douleur commençait à nous empêcher de dormir, et nous avions trois ou quatre jours à attendre. Nous avons décidé de prendre les choses en main, nous avons arrêté tous les fruits secs ainsi que les fruits doux. Nous avons consommé beaucoup de jus verts, très peu de fruit et nous faisions l'oil pulling une à deux fois par jour. Déjà, le premier soir nous sentions moins nos dents. Nous avons décidé de recroquer une datte et la douleur est de suite réapparue ce qui a confirmé notre démarche.

La douleur avait presque entièrement disparue le jour qui suivit et nous avons pu annuler le rendez-vous chez le dentiste ! Dès lors, nous avons pu recommencer à manger des fruits tout en gardant une bonne dose de jus verts. Si nous consommions trop de fruits, notre dent servait de signal et nous informait par une douleur subtile mais reconnaissable. Il fallu quelques mois pour que la douleur, même subtile, ne se manifeste plus du tout. Ceci dit, nous avons échappé au dentiste et nous n'avons plus jamais entendu nos dents se plaindre !


Nous ne vous conseillons pas de substituer ces outils de vie à une intervention si celle-ci est nécessaire. Mais il est très probable qu'en les mettant en pratique, vous n'ayez plus besoin, par la suite de ces interventions.



Sources :


►Y. Li, Y. Ge et al; Genetic Profiling of the Oral Microbiota Associated with Severe Early-Childhood Caries; November 2015, Volume 53, Issue 11 ; Journal of Clinical Microbiology; Lire l'étude
►HV Amith, Anil V Ankola, L Nagesh; Effect of Oil Pulling on Plaque and Gingivitis; J Oral Health Comm Dent 2007 ;1(1):12-18; Télécharger le PDF
►Asokan S. ; Oil pulling therapy. Indian J Dent Res [serial online] 2008 [cited 2015 Oct 23];19:169 : Lire l'étude
►T. Durai Anand, C. Pothiraj, R. M. Gopinath and B. Kayalvizhi; Effect of oil-pulling on dental caries causing bacteria; African Journal of Microbiology Research Vol.(2) pp.063-066, March, 2008 : Lire le PDF
►Asokan S et al; Effect of oil pulling on halitosis and microorganisms causing halitosis: A randomized controlled pilot trial.; J Indian Soc Pedod Prev Dent 2011;29:90-4 : Lire l'étude