"Si vous lâchez prise légèrement, vous aurez la paix légèrement. Si vous lâchez prise énormément, vous aurez énormément de paix. Si vous lâchez prise totalement, vous aurez la paix complète."
Ajahn Chah Subhatto

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La notion de terrain et le concept de maladie

Nous appelons "maladie" toute manifestation venant perturber notre fonctionnement "normal" au quotidien. Inculqué depuis notre plus jeune âge, la "maladie" est un concept basé sur la fatalité, nous poussant à confier notre santé à une tierce personne qui aura pour but de rétablir ce fonctionnement "normal" coûte que coûte. En masquant, en bloquant, en entérinant les symptômes, en compensant, en tentant de réguler nos déficiences, nous occultons la cause qui les a générés, et pouvons poursuivre notre "train-train" quotidien sans aucunement changer les habitudes qui ont conduit à l'expression de cet état sanitaire.

On nous diagnostique un rhume car nous manifestons différents symptômes tels que les éternuements, la toux, le nez bouché, la migraine éventuellement la fièvre, la diarrhée, etc. Nous posons un nom sur cette diversité de symptômes, et ce nom n'est autre que la maladie. En d'autre termes, la maladie n'est qu'une configuration particulière de symptômes qui se manifestent simultanément. En faisant cela, nous balayons du revers de la main les symptômes et focalisons notre attention sur la maladie, cherchant à empêcher que cet inconfort ne dure plus longtemps et de pouvoir retourner à nos occupations quotidiennes.

On nous a inculqué que la maladie provient de l'extérieur, nous orientant à croire que le monde nous est hostile et que nous devons l’aseptiser ou, à défaut, nous en protéger. Nous croyons devenir malade car nous avons "chopé un truc". Cependant, la réalité est toute autre ! En effet, si un quelconque virus a réussi à nous "contaminer", c'est bien que notre organisme est défaillant, et cela a directement à voir avec notre terrain, notamment avec notre microbiote intestinal et notre microbiome en général, lui-même étant influencé par notre mode et notre rythme de vie, dont notre alimentation, et notre capital minéral.
Pour autant, ne soyons pas ridicules et n'allons pas nous frotter à la malaria, ce qui est dit ici est ce que disait Antoine Béchamp : "Le microbe n'est rien, le terrain est tout !"


En considérant les symptômes, nous recueillons des données nous permettant de déterminer les causes qui génèrent la maladie, de comprendre que celle-ci ne provient pas d'une malchance ou de la fatalité, mais que nous en sommes en grande partie responsable, malheureusement, et le plus souvent, inconsciemment.

Que pensez vous de ces symptômes ? Eternuement, toux, nez qui coule, diarrhée, transpiration ? Vraisemblablement, notre corps tente d'évacuer, d'expulser, des matières, métabolites et composés, qui se trouvent à l'intérieur. Et s'il souhaite s'en débarrasser, c'est que celles-ci lui sont inutiles, pires, qu'elles lui nuisent !


Et pourquoi cela sort-il de cette façon ?

Simplement car il n'a pu le faire autrement, que son fonctionnement normal ne lui permet pas d'éliminer autant de déchets qu'il n'en rentre. La question que nous devrions nous poser est : Comment et pourquoi ces matières et ces déchets, arrivent-ils dans notre corps en de telles quantités ?


Bien entendu, il existe bien d'autres types de maladies, les symptômes d'élimination ne sont finalement pas les plus gênant puisqu'ils s'annoncent par vague, parfois même ne s'annoncent plus du tout. Et nous pensons vivre en bonne santé car nous ne manifestons pas de symptômes gênant, simplement la tête embrumée le matin, vivant grâce à un mode de vie stimulant basé sur l'excès afin de masque le réel état de notre corps qui n'a plus l'énergie pour déclencher ces processus d'élimination.

Si nous empêchons constamment ces mécanismes de nettoyage, la charge toxique qui s'accumule à l'intérieur de notre corps ne cesse de croître et, progressivement, des lésions et des déficiences de plus en plus profondes s'installeront. Vous l'avez compris, si nous ne changeons rien, rien ne changera !

Petit à petit notre corps se congestionne, l'inflammation chronique et généralisée prend place, les cellules peinent à évacuer leurs déchets, elles peinent à être nourries convenablement, la charge toxique augmente exponentiellement et la dégénérescence s'accélère.

C'est alors que des lésions commencent à apparaître, se manifestant différemment d'un individu à l'autre en fonction de l'état de son terrain spécifique et de son rythme de vie. Les glandes et/ou les organes commencent à dysfonctionner, et il nous faut combler ces déficiences artificiellement pour continuer de survivre, utilisant des médicaments pour cela.

Si nous continuons sur notre lancée, ces lésions et ces déficiences se creusent, les posologies augmentent puisque nos organes et glandes fonctionnent de moins en moins bien, et nous continuons notre chemin vers la dégénérescence.

Fort heureusement, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, et aucun état, même le plus critique qui soit, ne semble être soumis à la fatalité, sans qu'aucune chance ne soit possible !



Mais pourquoi je tombe malade d'un coup ?

Deux raisons possibles à cela :

  • Car la goutte d'eau à fait déborder le vase, notre corps n'a plus la capacité de gérer la charge toxique en circulation, et tente de l'évacuer par tous les moyens.
  • Il se peut également que nous ayons arrêté d'agresser notre corps, et que celui-ci y voit une opportunité de se nettoyer : c'est la détoxination.


Dans tous les cas, empêcher ces symptômes serait une grave erreur qui forcerait notre corps à emmagasiner, sur le long terme, une charge toxique importante qui posera problème si elle n'est pas évacuée en temps et en heure. Certains vivront un calvaire quotidien, leur corps tentant constamment d'évacuer des déchets que nous ne cessons d'apporter, quand pour d'autres tout semble bien se passer, jusqu'au jour où la grosse "maladie" leur tombe dessus par "fatalité". Dans ces deux cas, lorsque la "maladie" devient handicapante, ce sont vers des traitements médicamenteux que nous nous tournons, sous l'avis d'un être bienveillant qui nous conseillera tel ou tel labo...

Evidemment, il n'est pas rentable pour cette industrie de la mort de permettre au patient de retrouver la santé durablement. Soyez-en conscient, un malade sous Remicade rapporte des dizaines de milliers d'euros par mois à cette industrie, un cancéreux sous chimio en apporte beaucoup plus encore. Alors bon, est-il vraiment étonnant qu'une industrie en conflit d'intérêt permanent vous fasse croire que la santé c'est quand on est jeune, puis que, petit à petit, l'usure nous gagne, bizarrement de plus en plus jeune, et qu'on ne peut pas y faire grand chose ?

Seuls les médecins ont la prétention de pouvoir "soigner"/"guérir" et de poser un diagnostique. Nous leur laissons ces privilèges puisque, concrètement, ce n'est pas ce qui nous intéresse, considérant qu'il suffit de donner à notre corps les conditions nécessaires pour qu'il puisse se guérir lui-même par des mécanismes intrinsèques de nettoyage, de détoxination, d'élimination, et de régénération. Evidemment, consulter un bon médecin, éventuellement de faire des analyses ou autre, peut permettre d'éviter de passer à côté de quelque chose d'important. Aussi, notre démarche ne va pas à l'encontre de la médecine mais est un complément primordial si nous souhaitons régénérer durablement nos déficiences spécifiques et retrouver un corps parfaitement viable.

La maladie n'étant que l'expression d'un ou de plusieurs déséquilibres, mettre un nom sur ces symptômes concomitant est strictement inutile et n'aidera aucunement le patient à guérir; justement car aucun médicament ne soigne, ils ne font que combler ou compenser une déficience (ce qui est parfois nécessaire j'en convient tout à fait), de masquer ou de bloquer un symptôme, mais ne permettent pas une régénération totale et durable de notre état de santé, simplement car ces médicaments ne sont pas spécifiquement adaptés aux individus, et qu'ils ne traitent aucunement le terrain de celui-ci.


Face à ce concept fallacieux de la maladie qui nous tombe dessus au "grand malheur pas de chance", la notion de terrain nous apporte la compréhension nécessaire à notre responsabilisation individuelle vis à vis de notre santé. Car, en réalité, il n'y a personne de mieux placé que nous-même pour acter et agir sur notre état de santé.

Nous sommes tous différent, possédons un terrain différent, avons eu une vie différente, un environnement différent, hérité d'une génétique différente, de croyances différentes, que nous avons conforté ou non. La même charge toxique sera susceptible de se concentrer localement à des endroits totalement différents d'un individu à l'autre, et ce en fonction de son terrain spécifique.



Qu'est-ce que le terrain ?


Le terrain, c'est votre corps. Un peu comme une forêt, composée d'une faune et d'une flore, d'une terre plus ou moins riche, à un pH plus ou moins élevé, qui influera directement sur l'expression de cette faune et de cette flore. Notre corps se constitue de sang, de lymphe, et de groupes cellulaires formant nos organes, nos glandes, et tous nos tissus.


Notre terrain est globalement déterminé par quatre facteurs principaux :

  • L'équilibre acido-basique de nos tissus et notre capital minéral
  • Notre microbiote intestinal
  • Notre épigénétique
  • Notre énergie nerveuse


Et ces quatre facteurs sont interdépendants ! En effet, le microbiote intestinal influe sur l'expression de notre épigénétique, sur l'efficacité de notre système immunitaire, et ce même microbiote intestinal va être modifié en fonction de notre mode de vie et de notre alimentation, de notre équilibre acido-basique et de l'état de congestion de notre terrain. De même, notre énergie nerveuse va dépendre de notre rythme ainsi que de notre mode de vie, et est un bon indicateur de l'état de notre terrain : c'est le facteur limitant principal aux processus de détoxination, d'élimination et de régénération.

C'est pourquoi il ne faut jamais dire jamais ! "Les fruits ne sont pas fait pour moi", en réalité, ils ne sont pas fait pour vous en cet instant, en fonction du terrain que vous exprimez. La congestion de votre intestin, votre capacité digestive limitée, l'état de votre estomac, de votre foie, de votre pancréas, limitent peut être la digestion. Les matières viennent alors s'accumuler sans avoir été intégralement digérées, engendrant un développement microbien qui aura pour objectif de décomposer ce que votre corps n'a pas réussi à simplifier, générant au passage des métabolites acidifiants qui ne sont pas récupérés par d'autres souches microbiennes, car celles-ci sont en sous-nombre, faute à celles en surnombre qui prennent toute la place comme Acénitobacter ou encore le bien connu Candida albican.

La solution ? Considérer votre terrain et adapter votre démarche de façon spécifique à celui-ci. Dans le cas cité plus haut, restaurer votre capacité digestive si celle-ci est lésée, nettoyer votre intestin si celui-ci est engorgé, restaurer les glandes et les organes déficients qui limitent votre bon fonctionnement, divers outils nous le permettent. En aucun cas une amélioration ne sera possible si nous ne considérons pas les lésions et les habitudes qui ont engendrés, maintiennent, et valorisent, notre état actuel; que nous ne faisons que miser sur des produits et des aliments "miracles".


En prenant conscience de l'état de notre terrain, nous comprenons que ce qui est bon pour nous en cet instant ne l'est pas forcément pour notre voisin, et vis versa. Certains points sont à traiter en priorité, et ceux-ci diffèrent d'un individu à un autre. C'est pourquoi la régénération de notre organisme nécessite une certaine compréhension du fonctionnement physiologique de notre corps. Car plus notre santé est défaillante, plus notre marge d'erreur est fine.

Aussi il est parfois nécessaire d'être suivi dans notre démarche par un praticien qui saura nous orienter au mieux dans notre démarche, après avoir pris le temps de recueillir un maximum de données, puis de nous expliquer le pourquoi de notre état, et de nous indiquer un chemin qui nous est spécifique afin de rétablir le bon fonctionnement de notre corps. Parfois de simples petits ajustements suffisent, d'autre fois ce sont des protocoles plus intenses qui demandent un suivi particulier, dans tous les cas il ne faut pas se laisser aller à la fatalité, à nos croyances, et à tout ce qui nous a amené au stade que nous cherchons à résorber, mais bien se prendre en main, se responsabiliser, et décider d'acter pour notre santé ! Commençons à regarder là où nous souhaitons nous rendre, ce qui nous fait évoluer, ce qui nous enrichit, nous met en mouvement, et cessons de focaliser notre attention sur ce qui nous limite, nous encombre et nous maintient dans la mauvaise direction, celle qui a pu nous conduire à remettre cette voie en question.

Tout l'objectif de cette démarche et de nous autonomiser vis à vis de notre santé; de nous émanciper, à la longue, de tout praticien, quand bien même leur aide aura été utile un temps; Simplement car le besoin ne s'en fera plus ressentir !


En ce début d'année 2016, j'ai le plaisir de vous annoncer que je suis enfin à-même d'effectuer des consultations personnalisées : A distance ou à domicile si vous vous situez à proximité.
Aussi, je vous invite à venir à vous rendre sur la page allouée à cette activité si vous souhaitez me consulter.

Sur ce, je vous souhaite une excellente nouvelle année pour 2016 et, bien évidemment, une bonne santé !

Sincèrement,
CAZAUBON Vincent